No et moi De Delphine de Vigan

 

Lou Bertignac est une adolescente de treize surdouée. Elle est seconde puisqu’elle à sauté deux classes. Un jour, à la gare d’Austerlitz, elle rencontre un jeune SDF, No. Les deux jeunes filles vont se lié d’amitié et vont devoir affronter la dure réalité.

 Ce roman court et bien écrit aborde la question des milieux sociaux. Lou vient d’une famille plutôt aisée, et No vit dans la rue. Pourtant toutes les deux ont leurs secrets et leurs difficultés. La petite sœur de Lou est morte alors qu’elle n’était qu’un bébé. Anouk, la mère le Lou, souffre énormément de la perte de son enfant, et elle s’est enfermé dans une sorte de mutisme. Elle en vient même à renier sa fille, Lou. Quand au père de Lou, il fait tout ce qu’il peut pour que ça aille bien mais malheureusement ce n’est pas suffisant. No est partie de chez elle très tôt, et s’ai retrouvé à la rue. La mère de No est dépressive et boit beaucoup. Elle est incapable de s’occuper de No. No a eu une enfance très difficile et cela a laissé des séquelles importantes. D’ailleurs à la fin du roman on se rend compte qu’elle n’arrivera jamais à être stable.

J’ai bien aimé ce roman. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’émotions. Le gros point fort du roman c’est la protagoniste, Lou. Elle est vraiment très attachante et très mature pour son âge. Cependant ce roman ne m’a pas totalement convaincu. Je pense que ce n’est pas mon style. Il n’y a pas beaucoup d’action et ça m’a manqué. En bref, une bonne lecture, sans plus.

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La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel

Monsieur Linh quitte son pays en guerre, par bateau, avec pour seul bagage une valise et sa petite fille dans les bras. Monsieur Linh et sa petite fille se retrouvent dans un dortoir pour réfugiés.

C’est le deuxième roman que je lis de Philippe Claudel. L’enquête avait été une bonne lecture, ce n’était pas un coup de coeur parce-que j’ai trouvé la fin farfalu et je ne l’ai pas bien comprise. Avec La Petite Fille de Monsieur Linh Philippe Claudel signe un réel style et genre d’écriture. Ce roman est aussi puissant en sentiments et aussi énigmatique que l’Enquête. Encore une fois P. Claudel nous offre un roman universelle et imtemporelle, qui peut être interpété de différentes manière.

Il est difficile de parler de ce roman sans trop en dévoiler.  Monsieur Linh est un personnage que je trouve extraordinaire. Il a quitté son pays, à cause de la guerre, et il a tous perdu ; Sa maison, sa famille… Il débarque dans ce nouveau pays qu’il ne connaît pas, avec une grande tristesse. Il est empreigné par son pays. Cet homme est empleint de nostalgie. Et pourtant il se contente de ce qu’il a ; Il ne possède rien , mais cela lui suffit.  Tout ce qui compte pour lui c’est sa petite fille, car dans ses yeux il revoit son pays, ses odeurs, ses bruits… Ce livre est très poétique. Philippe Claudel a un style d’écriture magnifique et unique. C’est comme si chaque mot était choisi et mis au bon endroit. Ce roman est très simple en terme d’action et de personnage, et pourtant il dégage un grand nombre de sentiments. La nostaglie de Monsieur Linh tout d’abord qui est tragique, et puis l’amour qu’il porte à sa petite fille est inconditionnelle. L’amitié à aussi une grande place dans cette histoire. Monsieur Linh va rencontrer sur un banc, un homme très naturel et qui se révele être très gentil. Ces deux hommes vont se revoir plusieurs fois et se liés d’amitié. Alors que  tout les sépares. Il ne parle pas la même langue, et donc ne se comprennent pas toujours et pourtant on sent qu’ils sont sur la même longueur d’onde. Monsieur Linh est un homme assez remfermé sur lui-même, il parle très peu. C’est un personnage simple, qui pourrait être comme n’importe qui, mais…

Les autres personnages de ce roman représentent tout à fait les monsieurs et madames tout-le-monde. Cependant nous avons que des extraits de vies de ces autres personnages. L’histoire est centré sur Monsieur Linh et sur ses pensées.

Ce livre est également très mystérieux. Tout d’abord on ignore totalement le nom du pays d’ou vient Monsieur Linh, et le pays dans lequelle il se trouve. C’est intèressant car cela donne un coté universelle à l’histoire. Il n’y a pas nom plus d’indication de temps, ce qui rend le récit imtemporelle. Tout comme L’enquète, autre roman de Philippe Claudel, se cache une morale implicite derrière cette histoire. Mais je ne la réleverai pas car elle est propre à chacun selon moi. Personnelement j’ai vue cette histoire comme une métaphore. Ce récit dénonce également le caractère humain, les préjugés de la socièté et le regard qu’on porte sur “l’autre” . Il y a un part de philosophie très importante dans ce récit.

La petite fille de Monsieur Linh est un roman à chute. Je suis assez déçu car je l’ai deviné dès le début. Il m’a fallu moins de 40 pages pour voir et comprendre les macanismes de l’incorporation de la chute mis en place par l’auteur. Il m’en a fallu peut pour trouver. Mais c’est justement un des mes défauts qui m’énérve beaucoup : Je dévine très souvent la suite, ce qui enleve le suspense et la puissance de la chute. C’est pour cela que ce roman à froler le coup de coeur. Si je ne n’avais pas deviné la chute, je lui aurait accorder un coup de coeur, car c’est un roman magnifique.

“Un roman à la Philippe Claudel, fort et énigmatique”

Les yeux jaunes des crocodiles – Tome 1 – Katherine Pancol

 

Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être. Ce roman est l’histoire d’un mensonge. Mais aussi une histoire d’amours, d’amitiés, de trahisons, d’argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c’est la vie.

 

Ce roman est le premier roman d’une trilogie, les tomes 2 et 3 s’intitulent respectivement La Valse lente des tortues et Les Ecureuils de Central Park sont tristes le lundi. C’est une trilogie contemporaine, abordant la vie, la famille, les relations familiales, amoureuses, ou amicales.

Les yeux jaunes des crocodiles est le récit d’une famille avec ses secrets, ses mensonges, ses joies et ses peines. Une tranche de vie qui n’est pas sans nous rappeler la notre. Un roman très réaliste, qui nous plonge dans l’intimité de personnages que nous pourrions très bien incarnés.

Le roman est narré à la troisième personne du singulier. Le point de vue à la fois omniscient et interne. Cela est abordé un peu comme un film, une caméra qui se déplace, voyage d’un personnage à l’autre, faisait un zoom sur un passage de leur vie. Ainsi le lecteur vagabonde d’une vie à l’autre. Il est au cœur de l’intimité de chacun. Les dialogues rapportés à la première personne du singulier offrent les pensées des personnages, c’est comme si nous pouvions les entendre parler. Cela créé une proximité entre les personnages et le lecteur, puisque seul le lecteur connaît les pensées des personnages.

Cette famille, que nous suivront est assez particulières. Tout d’abord nous avons un aperçu de plusieurs générations différentes, ce que créer une vision de la vie complète, et n’épargne aucun lecteur. Nous sommes en présence de parisiens aux revenues confortables, et on comprend tout de suite que l’argent ne rend pas heureux et n’épargne pas  problème et  souffrance. L’auteure véhicule un message : Pour elle l’argent ne fait pas le bonheur, et ne remplace pas l’amour. Certe l’argent facilite la vie, mais comme nous le comprenons avec Joséphine, on peut-être pauvre, et partager, donner aux autres.

Les deux personnages en tête du roman sont évidemment les grands-parents, Marcel et sa femme Henriette. Marcel est un homme dominé par sa femme, mou,  soumi et complètement écrasé et humilié par Henriette. Henriette, elle, est une femme autoritaire, sèche, froide, méchante, égoïste, et elle a un cœur de pierre. Henriette exerce un pouvoir fort sur son mari qu’elle manipule et contrôle. Evidemment ces deux là ne s’aiment pas. D’ailleurs Marcel est amoureux de Josiane, sa maîtresse.  Les deux filles d’Henriette, issu d’un premier mariage, sont totalement à l’opposer. Joséphine, personnage principal du roman, apparaît comme une femme faible que sont mari Antoine à délaissée. Elle va apprendre petit à petit à se battre et devenir forte. Iris, sa sœur apparaît comme une femme forte, à qui tout réussi, mais son égoîsme va lui jouer quelques tours…  Zoé et Hortense, les deux filles de Joséphine, sont également différentes. L’opposition des caractères est un thème récurent dans ce roman. Zoé est une enfant gentille, attendrissante, alors qu’Hortense est une peste, superficielle et manipulatrice. Hortense est détestable et Zoé adorable. Les relations entre tous ces personnages sont très intéressantes. La relation la plus marquante est celle entre Joséphine et sa mère. Henriette a toujours été valorisé iris. Iris la belle, et talentueuse, qui aura un bel avenir, délaissant et rabaissant totalement Joséphine comme moins que rien. Joséphine s’est complètement dévouée aux autres, s’oubliant elle-même. Elle est prête à se sacrifié pour ces enfants, sa sœur et ses amis. Mais sa gentillesse va être récompensée, puisque la roue va tourner en sa faveur.

Les personnages de ce roman sont des caricatures des différents caractères de personne que l’on peut être ou que l’on connaît. 

 L’évolution des personnages est vraiment spectaculaire. Les personnages faibles vont triompher grâce à leurs bonté, à leurs valeurs alors que les plus forts aux départs vont s’effondrer.  C’est le bien qui l’emporte sur le mal. L’auteur veut nous faire comprendre, que l’argent, la recherche de gloire, et l’avarice sont des vices qui nous font passer à coté du bonheur. Alors que le bonheur se trouve dans des choses simple de la vie. Joséphine illustre parfaitement cette philosophie. D’ailleurs c’est le personnage capital qui ouvre le récit et le clôture.

 Le thème du mensonge est également abordé dans ce récit. Le mensonge est omniprésent, il est le fil conducteur du roman. De petits mensonges d’adolescente, comme ceux Hortense envers sa mère , de  gros mensonges, comme l’adultère de Marcel, mais également des mensonges décisifs comme celui de Joséphine et Iris.

 Pour  conclure, ce roman c’est tout simplement la vie. Une histoire divertissante, dans lequel tous se reconnaitront. Cependant il traine parfois en longueur, et manque d’actions. Des thèmes capitaux sont abordés avec justesse, comme l’amour, l’espoir, la mort, le mensonge, l’amitié, la confiance, l’intelligence, la réussite, et tant d’autres …

Un bon roman contemporain !