Les yeux jaunes des crocodiles – Tome 1 – Katherine Pancol

 

Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être. Ce roman est l’histoire d’un mensonge. Mais aussi une histoire d’amours, d’amitiés, de trahisons, d’argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c’est la vie.

 

Ce roman est le premier roman d’une trilogie, les tomes 2 et 3 s’intitulent respectivement La Valse lente des tortues et Les Ecureuils de Central Park sont tristes le lundi. C’est une trilogie contemporaine, abordant la vie, la famille, les relations familiales, amoureuses, ou amicales.

Les yeux jaunes des crocodiles est le récit d’une famille avec ses secrets, ses mensonges, ses joies et ses peines. Une tranche de vie qui n’est pas sans nous rappeler la notre. Un roman très réaliste, qui nous plonge dans l’intimité de personnages que nous pourrions très bien incarnés.

Le roman est narré à la troisième personne du singulier. Le point de vue à la fois omniscient et interne. Cela est abordé un peu comme un film, une caméra qui se déplace, voyage d’un personnage à l’autre, faisait un zoom sur un passage de leur vie. Ainsi le lecteur vagabonde d’une vie à l’autre. Il est au cœur de l’intimité de chacun. Les dialogues rapportés à la première personne du singulier offrent les pensées des personnages, c’est comme si nous pouvions les entendre parler. Cela créé une proximité entre les personnages et le lecteur, puisque seul le lecteur connaît les pensées des personnages.

Cette famille, que nous suivront est assez particulières. Tout d’abord nous avons un aperçu de plusieurs générations différentes, ce que créer une vision de la vie complète, et n’épargne aucun lecteur. Nous sommes en présence de parisiens aux revenues confortables, et on comprend tout de suite que l’argent ne rend pas heureux et n’épargne pas  problème et  souffrance. L’auteure véhicule un message : Pour elle l’argent ne fait pas le bonheur, et ne remplace pas l’amour. Certe l’argent facilite la vie, mais comme nous le comprenons avec Joséphine, on peut-être pauvre, et partager, donner aux autres.

Les deux personnages en tête du roman sont évidemment les grands-parents, Marcel et sa femme Henriette. Marcel est un homme dominé par sa femme, mou,  soumi et complètement écrasé et humilié par Henriette. Henriette, elle, est une femme autoritaire, sèche, froide, méchante, égoïste, et elle a un cœur de pierre. Henriette exerce un pouvoir fort sur son mari qu’elle manipule et contrôle. Evidemment ces deux là ne s’aiment pas. D’ailleurs Marcel est amoureux de Josiane, sa maîtresse.  Les deux filles d’Henriette, issu d’un premier mariage, sont totalement à l’opposer. Joséphine, personnage principal du roman, apparaît comme une femme faible que sont mari Antoine à délaissée. Elle va apprendre petit à petit à se battre et devenir forte. Iris, sa sœur apparaît comme une femme forte, à qui tout réussi, mais son égoîsme va lui jouer quelques tours…  Zoé et Hortense, les deux filles de Joséphine, sont également différentes. L’opposition des caractères est un thème récurent dans ce roman. Zoé est une enfant gentille, attendrissante, alors qu’Hortense est une peste, superficielle et manipulatrice. Hortense est détestable et Zoé adorable. Les relations entre tous ces personnages sont très intéressantes. La relation la plus marquante est celle entre Joséphine et sa mère. Henriette a toujours été valorisé iris. Iris la belle, et talentueuse, qui aura un bel avenir, délaissant et rabaissant totalement Joséphine comme moins que rien. Joséphine s’est complètement dévouée aux autres, s’oubliant elle-même. Elle est prête à se sacrifié pour ces enfants, sa sœur et ses amis. Mais sa gentillesse va être récompensée, puisque la roue va tourner en sa faveur.

Les personnages de ce roman sont des caricatures des différents caractères de personne que l’on peut être ou que l’on connaît. 

 L’évolution des personnages est vraiment spectaculaire. Les personnages faibles vont triompher grâce à leurs bonté, à leurs valeurs alors que les plus forts aux départs vont s’effondrer.  C’est le bien qui l’emporte sur le mal. L’auteur veut nous faire comprendre, que l’argent, la recherche de gloire, et l’avarice sont des vices qui nous font passer à coté du bonheur. Alors que le bonheur se trouve dans des choses simple de la vie. Joséphine illustre parfaitement cette philosophie. D’ailleurs c’est le personnage capital qui ouvre le récit et le clôture.

 Le thème du mensonge est également abordé dans ce récit. Le mensonge est omniprésent, il est le fil conducteur du roman. De petits mensonges d’adolescente, comme ceux Hortense envers sa mère , de  gros mensonges, comme l’adultère de Marcel, mais également des mensonges décisifs comme celui de Joséphine et Iris.

 Pour  conclure, ce roman c’est tout simplement la vie. Une histoire divertissante, dans lequel tous se reconnaitront. Cependant il traine parfois en longueur, et manque d’actions. Des thèmes capitaux sont abordés avec justesse, comme l’amour, l’espoir, la mort, le mensonge, l’amitié, la confiance, l’intelligence, la réussite, et tant d’autres …

Un bon roman contemporain !

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